La Bourse de Toronto et le dollar canadien clôturent en hausse

TORONTO - La Bourse de Toronto a clôturé en hausse lundi, les investisseurs ayant privilégié les perspectives optimistes au sujet de la reprise économique aux États-Unis au sentiment plus inquiétant émanant d'un nouveau rapport de la Banque du Canada.

L'indice composé S&P/TSX du parquet torontois a avancé de 72,92 points pour terminer la séance avec 15 670,00 points.

Le secteur torontois des matériaux a progressé de 1,7 %, alors que le cours de l'or se rapprochait du cap des 1800 $ US l'once.

Le groupe de l'industrie a augmenté de 0,9 % tandis que celui de la finance a grimpé de 1,1 %.

Les perspectives commerciales trimestrielles de la banque centrale du Canada suggèrent que le climat des affaires s'est affaibli à travers le pays, pour s'installer à son plus bas niveau depuis la récession de 2008-2009. Les entreprises entrevoient l'avenir avec une approche prudente et se font plus timides pour ce qui est de leurs intentions d'embauche.

La Banque du Canada a indiqué que ses conclusions suggéraient un sentiment commercial «très négatif» dans toutes les régions et tous les secteurs en raison de la pandémie de COVID-19, une position qui, à certains égards, se dressait en opposition avec les signes d'espoir provenant des investisseurs aux États-Unis.

Les opérateurs américains, qui revenaient d'un long week-end de congé, ont eu droit à une série de transactions commerciales pour remonter leur moral et les actions d'Amazon ont atteint un nouveau record.

À New York, la moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a pris 459,67 points à 26 287,03 points, tandis que l'indice élargi S&P 500 a grimpé de 49,71 points à 3179,72 points. L'indice composé du Nasdaq s'est emparé de 226,02 points à 10 433,65 points.

Uber a annoncé le rachat de son concurrent Postmates dans un accord de 2,65 milliards $ US tout en actions, donnant au service de covoiturage un nouvel outil alors qu'il cherche à se développer au-delà de sa plateforme de livraison de nourriture Uber Eats pour atteindre d'autres secteurs, y compris ceux des supermarchés, des boissons alcoolisées et des articles de pharmacie.

En outre, le conglomérat Berkshire Hathaway de Warren Buffett a annoncé dimanche qu'il dépenserait près de 10 milliards $ US pour acheter des actifs de gaz naturel à Dominion Energy.

Finalement, les actions du géant du commerce électronique Amazon ont franchi la barre des 3000 $ US pour la première fois de l'histoire de l'entreprise, clôturant la journée à 3 057,04 $ US par action.

Craig Fehr, stratège en investissement pour la firme Edward Jones, a indiqué que cette série d'événements pour de gros joueurs du marché offrait aux opérateurs suffisamment de raisons de ramener le «pendule des sentiments» vers l'optimisme.

Les données sur la masse salariale de la semaine dernière aux États-Unis, qui montraient que le marché du travail s'améliorait à un rythme «relativement rapide» malgré la pandémie, n'ont fait qu'ajouter à la dernière vague de positivisme, aussi brève soit-elle.

«Vous mettez certaines de ces données économiques moins que terribles dans le portrait et vous obtenez des investisseurs qui regardent au-delà de la pointe actuelle dans de nouveaux cas d'infection, en particulier dans certaines parties du sud du pays», a-t-il expliqué.

«Notre point de vue est que cela ne se jouera pas parfaitement tous les jours. Il va y avoir des hoquets.»

Sur le marché des devises, le dollar canadien s'est négocié au cours moyen de 73,84 cents US, en hausse par rapport à son cours moyen de 73,72 cents US de vendredi.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a glissé de 2 cents US à 40,63 $ US le baril, tandis que celui de l'or a pris 3,50 $ US à 1793,50 $ US l'once. Le prix du cuivre a gagné plus de 2 cents US à 2,77 $ US la livre.

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