Des experts soulignent des lacunes dans les règles sur l'espace aérien

MONTRÉAL - Des experts soutiennent que l'écrasement d'avion en Iran met en lumière des lacunes flagrantes dans les règles relatives à la sécurité des vols.

Michael Bociurkiw, qui était un observateur de l'enquête menée par l'Ukraine sur le vol de Malaysia Airlines abattu dans les airs en 2014, affirme que certains pays peuvent hésiter à fermer leur espace aérien en raison des turbulences économiques et politiques qu'une telle action suscite, la qualifiant de mesure «extrême».

Le consultant en aérospatiale Ross Aimer estime que les autorités ne remplissent pas leur rôle de protection des passagers et appelle à un rôle plus actif de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), une agence des Nations unies établie à Montréal.

L'agence affirme qu'elle ne publie des avis que dans les cas de conflits militaires d'envergure ou de différends concernant le contrôle de l'espace aérien.

Les États et gouvernements sont ultimement responsables des notifications concernant les risques de vol.

La semaine dernière, un missile iranien a abattu le vol 752 d'Ukraine International Airlines, tuant les 176 personnes à bord, dont 57 Canadiens, quelques heures après que l'armée iranienne eut lancé des missiles contre des bases militaires irakiennes.

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